Quelques brèves d’actualité

Retraites : 1 322 € bruts par mois en moyenne

Les retraités français ont touché en moyenne une pension brute mensuelle de 1 322 € en 2014, selon l’étude annuelle de la DREES sur les retraites. Ce chiffre est en hausse de 1,2 % sur un an, net d’inflation. La revalorisation des pensions ayant été nulle en 2014, l’évolution s’explique avant tout par le fait que retraités les plus âgés, décédés en cours d’année, ont été remplacés par de nouveaux retraités qui ont connu des carrières plus favorables que leurs aînés, en particulier chez les femmes. A ce titre, l’écart de montant des pensions entre les hommes et les femmes a continué de se réduire, les premiers touchant en moyenne 1 660 € et les secondes, 1 007 €. L’écart reste tout de même significatif : 39 %, contre 45 % en 2004. Si l’on ajoute les avantages accessoires et les pensions de réversion, l’écart est néanmoins inférieur à 25 %. Fin 2014, la France comptait 15,8 millions de retraités. L’effectif continue de croître (+ 199 000), mais à un rythme moins soutenu que lors de la période 2006-2010 où l’on observait, chaque année, 360 000 retraités supplémentaires en moyenne.

Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans

Selon l’office fédéral des statistiques Destatis, en 2030, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans, contre un cinquième aujourd’hui. Ce problème démographique, a souligné récemment Destatis, ne sera pas résolu par l’arrivée du million de migrants en 2015, quand bien même ces derniers demeureraient en Allemagne. Le « déficit naturel », solde entre les naissances et les décès, devrait, en effet, dans les prochaines années, se creuser sous le double coup d’une faible fertilité (environ 1,43 enfant par femme) et d’une mortalité renforcée par le vieillissement de la population. ainsi, selon les prévisions de l’assurance retraite allemande, plus de 25 millions d’Allemands sont menacés de toucher une retraite inférieure au seuil de pauvreté en 2030. Dans ces conditions, la retraie à 67 risque de ne pas suffire. Pour le patronat allemand, la solution est toute trouvée : il faut travailler encore plus longtemps, supprimer l’exception des 63 ans et remonter l’âge légal de départ à la retraite en 2030 à 70 ans ou, du moins, le « flexibiliser » à l’évolution démographique. Cependant, l’augmentation de l’espérance de vie n’est pas un bon critère car selon les données récentes de Eurohex, l’espérance de vie en bonne santé en Allemagne pour un habitant de 65 ans n’est que de 7 ans. C’était 7,6 ans en 2006.

Les expatriés français privilégient la France pour leurs investissements immobiliers.

« L’immobilier reste une question primordiale pour les Français de l’étranger », apprend-on d’une enquête réalisée par MyExpat. Qu’ils aient l’intention d’acheter pour eux-mêmes (45 % des réponses) ou prévoient de louer (44 % des réponses), l’immobilier arrive en tête des projets d’investissement des expatriés français (49 %), très loin devant l’assurance-vie (15 %), le livret d’épargne (13 %) ou encore les actions (13 %). Et la France semble être le pays privilégié pour concrétiser leur projet. En effet, les expatriés sont enclins à dire qu’acheter en France est rapide (33%), rassurant (42%), et représente un bon placement (45 %). Sur le plan financier, l’enquête révèle qu’un tiers des expatriés désireux d’investir (34 %) dispose d’un budget compris entre 150 000 et 250 000 €. 10 % ont un budget supérieur à 500 000 euros. Le manque d’apport personnel est le deuxième frein des expatriés à la poursuite d’un projet immobilier (18,5 %), derrière bien évidemment le fait de ne pas être présents sur place. 44 % disposent d’un apport inférieur à 50 000 €. Les expatriés sont très indépendants et n’hésitent pas, pour 56 % d’entre eux, à faire leurs recherches eux-mêmes, sur Internet pour 72 % d’entre eux, principalement sur les sites des agences immobilières. Le passage par un chasseur immobilier reste marginal (4 %).

Epargne salariale : les règles changent

A compter de cette année, la date limite de versement est désormais la même pour les deux dispositifs : elle est fixée à la fin du mois de mai (pour les entreprises dont l’exercice comptable coïncide avec l’année civile). Dans les deux cas, les sommes attribuées au titre de la participation et de l’intéressement sont désormais bloquées par défaut. Celles liées à l’intéressement seront fléchées sur le plan d’épargne entreprise (PEE) de votre employeur – et donc indisponibles pendant 5 ans minimum – tandis que la moitié de celles versées au titre de la participation sera affectées par défaut sur le Perco (plan d’épargne pour la retraite collectif) et sont donc indisponibles jusqu’à votre départ en retraite. Si ce n’est pas votre souhait, vous devez expressément demander leur versement immédiat, en totalité ou en partie, ou leur affectation sur le ou les supports d’investissement proposés par votre entreprise. Cette demande doit être faite au plus tard dans les 15 jours suivant la date à laquelle vous avez été informé de l’attribution de ces sommes.

conseiller gestion de patrimoine