Note de conjoncture immobilière d’entreprise en France

Vous trouverez ci-dessous une note d’informations effectuée par La Française.

Le marché français de l’immobilier d’entreprise : un marché locatif plus dynamique mais pas de redémarrage des loyers.

La croissance de l’économie française a légèrement augmenté de 0,2 % au 3e trimestre 2016, après l’inflexion de 0,1 % observée au 2e trimestre.

Outre la sortie de l’Union Européenne du Royaume-Uni et la série d’attentats qui a fortement impacté le tourisme, la consommation des ménages stagne pour le deuxième trimestre consécutif et remet en cause les perspectives de croissance annoncées en début d’année. Ainsi, l’estimation de progression annuelle du PIB par Rexecode est revue à la baisse à 1,3 % contre 1,6 % annoncé en janvier. En revanche, la situation du marché du travail s’est améliorée au 2e trimestre 2016, puisque le chômage est en légère diminution depuis début octobre 2015, une première depuis 2008. Pour l’année 2017, Rexecode annonce une croissance plus contenue, proche de 1,1 %.

Le marché locatif des bureaux a confirmé son redémarrage au 3e trimestre en Ile-de-France. Les commercialisations de surfaces ont concerné 592 000 m² durant l’été, en légère progression de 4 % par rapport au 3e trimestre 2015. Depuis le début de l’année, elles ont totalisé 1,7 million m² et progressent de 15 % par rapport aux trois premiers trimestres de 2015. L’amélioration de l’environnement macro-économique se manifeste ainsi véritablement sur le marché locatif. Plusieurs grandes transactions, en retrait depuis le début de l’année, se sont ainsi concrétisées durant l’été, à la Défense et dans Paris en particulier. Les commercialisations de petites et moyennes surfaces sont restées stables, à un niveau satisfaisant. L’offre s’est considérablement réduite dans les zones où les volumes de commercialisations ont été les plus élevés. Ainsi, le taux de vacance est nettement inférieur à 4 % dans Paris. Il est passé de 6,8 % à 6,4 % au cours du 3e trimestre sur l’ensemble de l’Ile-de-France mais reste conséquent dans le Croissant Ouest et en 1re périphérie. Le lancement de plusieurs projets de bureaux durant l’été devrait néanmoins interrompre la baisse du taux de vacance en 2017.

Les valeurs locatives « prime » sont restées globalement stables ce trimestre. Le loyer moyen a enregistré une légère progression, mais celle-ci repose sur les augmentations observées dans deux zones de marché, le Quartier Central des Affaires parisien et le Croissant Ouest. Ailleurs, les loyers sont en phase de stabilisation mais toujours plutôt orientés à la baisse dans les zones où les surfaces disponibles sont nombreuses. Les mesures d’accompagnement demeurent élevées sur l’ensemble de l’Ile-de-France mais montrent des signes de reflux dans les meilleures zones de Paris intra-muros. Le loyer moyen devrait se stabiliser au cours des prochains trimestres.

Les investissements sont restés conséquents au cours du 3e trimestre. Depuis le début de l’année, 15,4 Mds€ ont été investis en immobilier d’entreprise sur l’ensemble du territoire. Les mises en vente d’actifs de bonne facture technique, bien localisés et commercialisés à des locataires de qualité ont été à nouveau contenues ce trimestre. Les engagements se sont donc portés sur des biens au profil de risque plus élevé : seules 60 % de transactions ont concerné des actifs aux revenus sécurisés dits « core ». Les bureaux ont à nouveau nettement dominé les volumes, soutenus par quelques grandes transactions enregistrées à la Défense notamment. Les engagements en commerces ont, quant à eux, accusé un recul sensible puisqu’aucun centre commercial n’a été échangé ce trimestre.

Après trois trimestres de stabilité, les taux de rendement « prime » ont repris leur contraction pour les bureaux et les commerces de pieds d’immeuble. Les liquidités prêtes à se positionner sur le marché ne se tarissent pas, bien au contraire, d’autant que les taux d’emprunt d’Etat proposent des rendements toujours très faibles. Les meilleurs emplacements en commerces dans Paris affichent désormais des taux inférieurs à 3 %. Sur l’ensemble de l’année, les investissements devraient atteindre un volume de 24 Mds€, équivalent à celui enregistré en 2015. Les taux de rendement « prime » devraient rester stables au 4e trimestre mais pourraient se contracter à nouveau en 2017.

Il est encore temps d’investir dans des SCPI professionnelles pour bénéficier de rendements attractifs. Trouvons ensemble les bonnes solutions !

conseiller gestion de patrimoine