Marchés financiers : un début de reprise ?

Février a encore été un mois de baisse sur les marchés financiers. Cependant, un début de reprise semble s’être amorcé. Alors reprise durable ou simple leurre ?

visuel-notre-offreLes indices à fin février :

 

CAC 40 : 4 353.55 points ; -6.11% depuis le 01/01/16

CAC PME : 984.23 points ; -14.90% depuis le 01/01/16

Eurostoxx50 : 2 945 points ; -10.43% depuis le 01/01/16

Nikkei : 16 026.76 points ; -15.79% depuis le 01/01/16

Dow Jones : 16 516.5 points ; -6.17% depuis le 01/01/16

Nasdaq : 4 557.96 points ;  -8.97% depuis le 01/01/16

Le début du mois de février a vu perdurer la chute des marchés financiers notamment sous le double effet du discours de Mario Draghi et des anticipations des prix du pétrole.

Les marchés financiers ont continué à anticiper la diffusion des risques systémiques dans l’économie mondiale. Bien que la macro-économie ne donne pas de signes tangibles de récession proche ni aux Etats-Unis ni en Europe, les investisseurs ont semblé avoir échafaudé plusieurs scenarii fatalistes comme la faillite d’un état pétrole (Venezuela, Nigeria, Russie, Brésil…), l’écroulement du système bancaire italien voire européen ou encore une récession américaine imminente à cause de la persistance de la faiblesse de la composante industrielle de son PIB et des tensions sur le marché du crédit. Par ailleurs, les risques politiques inhérents à la construction de l’Union Européenne ou à la gouvernance de la zone euro (Brexit, Grexit…) ont accentué la méfiance des marchés. Ainsi, depuis le point haut mi 2015, les bourses mondiales ont déjà perdu 13 000 milliards de dollars soit un montant quasi-équivalent à celui disparu au cours de la crise de 2011. Les marchés ont donc semblé capituler.

Puis, les marchés actions ont rebondi sous le triple effet de la déclaration volontariste des autorités chinoises sur le pilotage de leur monnaie, de la réunion des pays producteurs de pétrole à Doha et des publications d’entreprises solides en Europe (EX : Schneider, Renault, Orange). Ainsi, la zone euro continue de s’assainir puisqu’elle affiche aujourd’hui un excédent courant positif de 3%. Même les pays les moins vertueux comme la France et l’Italie y contribuent positivement désormais. La zone euro continue d’aligner les bonnes notes depuis quelques trimestres. Maintenant, il ne reste plus qu’à y stimuler l’investissement dont le niveau a franchi un point historiquement bas (19,6% du PIB). Et, Il faut aussi souhaiter que les autres zones économiques et notamment les pays émergents en plein trou noir économique ne viennent contaminer par un choc externe (faillite, dévaluation massive…) une économie européenne en reprise.

Alors, début d’une reprise durable ? Les réactions au discours de la BCE le jeudi 10 mars en diront un peu plus sur l’évolution des marchés à court terme…En tout état de cause, il est important de mettre à profit la volatilité et la violence des mouvements de marché pour saisir les points d’entrée. Il faut donc demeurer très sélectif et saisir les opportunités en utilisant sa trésorerie à bon escient.

conseiller gestion de patrimoine