Marchés financiers : Un début d’année très difficile mais quelles sont les perspectives ?

L’année 2016 commence par une baisse généralisée des marchés financiers au mois de janvier.

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Les indices à fin janvier :

 

CAC 40 : 4 417.02 points ; -4.75% depuis le 01/01/16

CAC PME : 1 059 points ; -8.44% depuis le 01/01/16

Eurostoxx50 : 3 045.09 points ; -7.39% depuis le 01/01/16

Nikkei : 17 518.3 points ; -7.96% depuis le 01/01/16

Dow Jones : 16 466.30 points ; -5.5% depuis le 01/01/16

Nasdaq : 4 613.95points ;  -7.86% depuis le 01/01/16

Chine (Shangai composite) : 2 737.6 points ; – 23.38% depuis le 01/01/2016

Chine (Shenzen composite) : 1 629.07 points ; -30.72% depuis le 01/01/2016

EUR/USD : 1,0831

Or : 1 116.4

Pétrole BRENT : 34.73

EURIBOR 1 an : 0,022%

OAT 10 ans : 0.574%

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Des facteurs exogènes expliquent en partie cette baisse :

  • La transition économique en Chine : Le nouveau pouvoir tente de réussir une transition économique entre une économie industrielle surcapitalisée et une économie de services fondée sur la demande interne. Si les marchés ont bien pris conscience depuis longtemps du ralentissement de la croissance chinoise, ce sont bien les incertitudes de nature politique qui inquiètent désormais les investisseurs.
  • Les questions politiques en zone euro : les questions d’ordre politique notamment sur les sujets sécuritaires et migratoires. Le Brexit alimentera aussi les débats tout comme la future élection présidentielle en France l’année prochaine.
  • Les questions politiques aux Etats Unis : on prépare également une élection cruciale à travers des primaires pour le moins étonnantes lorsqu’on se penche sur la personnalité des candidats potentiels.
  • Un pétrole au plus bas qui commence à faire peur : Il bouleverse bien évidemment les équilibres d’un Moyen-Orient plus que jamais tiraillé par les luttes religieuses intestines avec notamment, le retour de l’Iran suite à la fin de l’embargo. Redoutant toujours la faillite d’un pays producteur de pétrole (Nigéria, Vénézuela…) ou d’une entreprise/banque liée au secteur de l’énergie, certains ont même ressuscité le spectre d’une nouvelle crise asiatique comme en 1997 ou d’un défaut sur la dette russe comme en 1998. Pourtant, la zone euro se porte bien pour l’instant.

Malgré ce mauvais mois de janvier (et ces 10 premiers jours de Février sur le même rythme), les analystes, gérants de portefeuille sont tout de même optimistes pour cette année 2016. Et les chiffres annoncés mettent en lumière une amélioration des fondamentaux économiques européens : Le sentiment économique s’améliore et les premières données microéconomiques confirment l’embellie. Les mises en chantier en France ont progressé de 13% au Q4 2015 vs Q4 2014. De même, la croissance organique du trafic autoroutier des  poids lourds sur le réseau Autoroutes Paris Rhin Rhône accélère trimestre après trimestre (l’axe autoroutier Paris-Lyon étant l’aorte des échanges économiques de la France mais aussi du continent).

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Quelles perspectives en 2016 ?

Janvier est, par nature, un mois où les gérants de portefeuille annoncent leur bilan de l’année précédente ainsi que leurs perspectives pour l’année en cours. Il y a un consensus sur un choix d’investissement sur les marchés actions européens.

Voici donc, 3 exemples de gérants qui donnent leurs perspectives 2016 :

Pictet :

  • Une année 2016 plus volatile que la précédente,
  • Avec de meilleures performances actions.

En matière d’allocations, les positions de la maison traduisent bien évidemment ces convictions :

Positions longues Positions courtes
  • Actions européennes
  • Actions japonaises
  • Actions émergentes (retour progressif)
  • Obligations d’État

 

DNCA : « nous privilégions la zone euro »

Pourquoi cette position de la part de DNCA ? Parce que tous les indicateurs économiques sont rassurants : le PIB de la zone euro est en croissance de 1,4% par an depuis 2012, le taux de chômage est en baisse, il n y a pas de pression déflationniste malgré la baisse du prix des matières premières, les crédits de la zone euro reprennent également.

En conclusion le gérant se positionne de la façon suivante :

Sur le marché obligataire, DNCA maintient une duration courte pour limiter le risque en cas de hausse des taux. Et maintien des positions sur les souverains périphériques.

Sur le marché actions, la société de gestion préfère les titres « value » et profite des pics de volatilité pour renforcer les actions de la zone euro.

 

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Financière de l’Oxer : « 2016, une année d’expertise après une année sportive »

FORCES

  • Actions de la Banque Centrale Européenne toujours favorable aux marchés
  • Un flux de capitaux important,
  • Une politique de taux bas porteur pour l’économie européenne,
  • Une absence d’alternatives aux marchés actions.
  • Une valorisation des sociétés en valeur absolue raisonnable,
  • Et qui reste toujours très attractive en relatif aux actifs sans risque.
  • Une croissance des Bénéfice Par Action attendu sur 2016 entre 9% et 11%.
  • Un €/$ sur des niveaux très satisfaisant pour les entreprises européennes.
  • Un coût des matières premières toujours favorable (baisse du baril de pétrole).

 

RISQUES

  • Des risques géopolitiques toujours très présents:
  • Affrontements dans différentes zones du monde,
  • Elections internes à venir (USA, France…)
  • Des référendums en Europe inquiétants (Espagne, Grande Bretagne)
  • Des risques d’attentats importants.
  • Une crise pétrolière majeure:
  • Problématique de l’offre et de la demande entrainant une chute du baril.
  • Une guerre géopolitique importante (USA – OPEP – Iran)
  • Quid d’une nouvelle vague de dépréciation de la devise chinoise?
  • Quid de la tenue de la croissance en Chine?
  • Un risque crédit dans les pays émergents (pays de l’Amérique Latine notamment) avec une corrélation entre la devise des pays émergents et la devise chinoise supérieur à la corrélation avec le $.

 

OPPORTUNITES

  • Des mesures supplémentaires pour la tenue du PIB chinois pourraient être annoncées

(réformes structurelles).

  • Une augmentation des Capex en Zone €
  • Une hausse de la demande de crédits dans un environnement de taux toujours très bas.
  • Une reprise plus important de la croissance en Russie (effet de taille non négligeable sur la croissance mondiale).

 

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