Marchés financiers : où investir ?

Après un premier semestre 2015 riche en émotions, il est temps de faire un 1er bilan et de tenter de prévoir les futurs soubresauts.

Les marchés financiers ont connu un mois de juin très mouvementé alimenté par la crise grecque et par la chute du marché chinois. Et depuis le début du mois, les incertitudes perdurent.

Malgré le recul en juin de l’ordre de 4 % des bourses mondiales (-3,9 % pour le MSCI World Net €), les marchés d’actions affichent au premier semestre une progression à deux chiffres.

CAC 40 : 4 790.20 points au 30/06/15        (4 903points au 10/07/15 : + 14.75%) 

CAC PME : 1 311.70 points au 30/06/15  (1 339points au 10/07/15 : +12.25%)

Eurostoxx50 : 3 424.30 points au 30/06/15             (3 528.81points au 10/07/15 : +12.15%)

Nikkei : 20 235.73 points au 30/06/15         (19 779.83points au 10/07/2015 : +17.77%)

Dow Jones : 17 619.51points au 30/06/2015           (17 760.41points au 10/07/15 : +2.54%)

Nasdaq : 4 986.87points au 30/06/15          (4 997.70points au 10/07/15 : +9.34%)

Emergents : de -1.48% à +16.3% au 10/07/15

EUR/USD : 1,1153

Or : 1 158.20$

Pétrole BRENT : 59.47$

EURIBOR 1 an : 0,163 au 10/07/15

OAT 10 ans : 1.20% (1.282% au 10/07/15)

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Focus Grèce :

Que dire de plus que ce que vous entendez tous aux informations…

Aujourd’hui, après une fin de semaine euphorique sur les marchés financiers (retour du CAC sur 4 900 points après avoir atteint les 4 600 points) dû à un accord en prévision sur la dette grecque, il semble que finalement, on retombe dans un bras de fer laissant croire à une sortie de la zone euro de la Grèce dès ce week end. Conséquence première, une nouvelle chute des marchés financiers à prévoir dès demain…

De mon point de vue, quelle que soit l’issue, il y aura un impact sur la croissance européenne dès cette année et on peut s’attendre à de nouvelles attaques sur les taux souverains des pays européens.

1ère conséquence : bannir les obligations souveraines (ex : fonds euros assurance vie) qui rapportent de moins en moins pour un risque intrinsèque de plus en plus élevé.

Marchés actions Europe :

Abandon des anticipations de déflation, reprise de la croissance économique…mais tout est fragile.

Les fondamentaux sont présents même si le marché européen est bien valorisé dans l’ensemble. Les résultats des entreprises devraient continuer à bénéficier de la baisse de l’euro, tandis que la dynamique de flux devrait se prolonger.

En conséquence, nous retrouvons ainsi le thème « value » dans cette expression de choix, pour profiter à plein de la reprise à venir en zone euro. Il faut trouver les acteurs du marché qui ont une gestion « stock picking » à savoir une sélection drastique des entreprises en sortant du carcan d’un portefeuille « indiciel ».

Marchés actions US :

Reprise au T2, les fondamentaux sont présents mais avec des valorisations élevées.

Au niveau macro-économique, la Réserve Fédérale a dressé un tableau conjoncturel légèrement plus optimiste, avec les points positifs que sont les fondamentaux du retour de la croissance : consommation, emploi, hausse des salaires, crédit, baisse des prix du pétrole, stabilisation du dollar. Toutefois, cette bonne santé milite pour une hausse des taux à venir de la FED (septembre ?).

En outre, le marché est très bien valorisé.

En conséquence, il faut privilégier les secteurs d’activités porteurs.

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Marchés actions Japon :

Un marché bon marché…qui va devenir rentable ?

  • Sortie de déflation, reprise économique
  • Soutien de la banque centrale
  • Valorisation relative aux actions internationales
  • Retour du levier et augmentation de la rentabilité des entreprises
  • Retour progressif des investisseurs locaux

 

Marchés émergents :

Les marchés émergents ont subi comme les marchés développés la montée du risque, du fait des Incertitudes entourant le dossier grec et de la future remontée des taux directeurs aux Etats-Unis.

En Chine, le ralentissement de la croissance économique semble se confirmer et on tend vers un atterrissage en douceur grâce au:

–           Stimuli monétaire et budgétaire

–           Réformes en cours

–           Long terme : pays largement créditeur, urbanisation à venir

A noter que l’indice composite de la bourse de Shanghai recule nettement et affiche désormais une baisse de – 20 % depuis son point haut du 12 juin. En cause, la spéculation des particuliers permise par le levier financier qui gonfle exagérément les volumes.

En Inde, la croissance au 1er trimestre 2015 a atteint 7,5%, mieux qu’en Chine, mais les analystes restent sceptiques. Plusieurs indices comme la production industrielle ou les résultats des grandes entreprises restent beaucoup plus mitigés. Depuis le début d’année, les marchés attendent un nouvel élan après une très belle année 2014.

En Amérique Latine, les pays souffrent de la baisse des prix des matières premières.

 

En Russie, la banque centrale a finalement baissé en juin son taux directeur de 1%, à 11.5% alors que l’inflation se stabilise à 15.8%. Les effets conjugués de la chute des prix du baril, de la dépréciation du rouble et du resserrement de la politique monétaire ont fait basculer le pays dans la récession qui devrait s’accentuer dans les prochains mois.

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Les marchés de taux :

En zone euro, une succession de chiffres d’inflation négatifs en début d’année et le lancement du programme d’achats de dettes publiques et privées (QE) par la BCE avaient exercé une pression importante sur les taux longs. Ces niveaux de taux extrêmement bas tant en historique, qu’en absolu, étaient avant tout le reflet d’une crainte excessive en une période prolongée de déflation et étaient exacerbés par une pression acheteuse importante, liée au programme de QE. Avec des chiffres d’inflation de nouveau positifs depuis avril, le spectre de la déflation s’est éloigné et les marchés de

taux ont fortement réagi à ce changement de scénario sur le front de l’inflation. Ainsi, le rendement à 10 ans de la dette allemande est passé de 0,05% le 22 avril à près de 1% le 10 juin.

Aux Etats-Unis, les taux ont également remonté par deux fois du fait d’une amélioration des chiffres d’inflation. L’ampleur de la hausse a été cependant moins importante qu’en zone euro car les taux américains avaient déjà remonté en mars anticipant une remontée prochaine des taux directeurs par la Réserve Fédérale. Le rendement de la dette américaine à 10 ans est ainsi passé de 1,90% mi-avril à 2,40% fin juin. Lors de la réunion de politique monétaire de la Fed mi-juin, Mme Yellen a confirmé son intention d’engager la remontée progressive des taux directeurs cette année. Le discours reste cependant prudent et la baisse des prévisions de taux pour 2016 semble être là pour éviter une remontée trop rapide des taux longs. La politique monétaire de la Fed restera par ailleurs conditionnée à la qualité des statistiques économiques publiées dans les prochains mois.

 

Mes propositions :

Eviter les indiciels au profit des investissements sélectionnés (thématiques & régions) :

 

  • Actions européennes et japonaises vs actions américaines
  • Actions émergents : asie dont chine et japon vs Amérique du Sud
  • Dettes corporates vs dettes souveraines
  • Thématiques mondiales : Security : investir dans des sociétés proposant des solutions de sécurité innovantes (un marché en croissante devant atteindre 7 à 9% /an)Energie propre : investir dans des sociétés actives dans le défi environnemental
  • Thématique globale : 8 thèmes d’investissement fort
  • Biotech : investir dans des sociétés à la pointe de l’innovation médicale
  • Eau : investir dans les sociétés actives dans le cycle de l’eau

 

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