Marchés financiers : bilan du 1er semestre 2016

Ce premier semestre a été riche en émotions sur les marchés.

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Transition économique en Chine, chute du pétrole puis remontée spectaculaire, des taux de refinancement et de dépôt de la BCE toujours plus bas, guerre des monnaies, crise politique en Europe, Brexit…Il est donc temps de faire un bilan de ces marchés financiers.

  Valeur au 30/06/2016 Evolution 2016 depuis 1 an Depuis 3 ans Depuis 5 ans
CAC 40 4 237,48 -8,62% -13,22% 12,48% 5,74%
CAC PME 954,22 -17,50% -28,80% ND ND
DOW JONES 17 929,99 2,90% 1,76% 19,73% 44,43%
EUROSTOXX 2 864,74 -12,87% -18,06% 9% -0,38%
NASDAQ 4 842,67 8,38% -3,40% 41% 74,60%
NIKKEI 15 575,92 4,17% -23,03% 12,44% 58,68%
MSI WORLD 1 635,70 4,71% -5,76% 14,10% 22,88%

Les grands indices ont connus des situations divergentes. En effet, alors que tous les analystes annonçaient et annoncent toujours des perspectives plus intéressantes en Europe, les indices européens ont chuté fortement à contrario des indices américains et asiatiques.

L’écart de rendement à 5 ans s’est donc accru fortement.

Sur les indices sectoriels français, il n’y a qu’un secteur en hausse (pétrole +4.91%) alors que les secteurs financiers (-18%), services aux collectivités, aux consommateurs (-13%, -11%) ont été les plus touchés.

conseiller gestion de patrimoine

Au niveau des événements, c’est le brexit qui a alimenté les marchés ces dernières semaines avec une grosse secousse le jour de l’annonce effective du Brexit.

Dans ce contexte particulier, on entend tout et son contraire : Entre la City  qui rêve d’une renonciation au Brexit grâce à un second référendum, ceux qui rêvent déjà de Paris en première place de la Finance contre Londres, et l’Europe occidentale qui tente de se renouveler par de belles promesses, nous (sur) nageons en plein délire où chacun prend ses rêves pour des réalités.

Mais quant à savoir où se trouve la réalité de demain, bien malin celui qui va le prédire…quoiqu’il en soit probablement dans aucune de ces extrêmités « politiciennes ».

A ce titre lire autant de déclarations contradictoires ne peut qu’amener à penser que rien n’est écrit et que c’est aussi le comportement de chacun ajouté à celui du voisin qui crée le mouvement. On l’a vu les marchés ne répondent plus à la réalité mais aux émotions suscitées par les évènements. Un peu comme les politiques, l’économie est devenue elle aussi politicienne.

Il s’agit donc de prendre un peu de recul et de remettre les choses en perspective.

De ce point de vue, la décision du Royaume-Uni de sortir de l’UE ne devrait pas avoir d’impact significatif selon les experts. D’autant plus que le processus de sortie prendra plusieurs années.

A court terme, l’impact d’une telle décision sera politique. A l’instar de ce que nous avons vécu avec la Grèce, les marchés seront sensibles aux annonces des dirigeants européens et à leur capacité à rassurer (…ou non) sur la pérennité du projet européen.

Cet événement risque en revanche une fois encore de reporter une hausse des taux US par la FED.

La volatilité perdurera et au-delà de l’analyse fondamentale des entreprises, les décisions et anticipations politiques viendront perturber les marchés financiers. Il s’agira alors, de rester pragmatique et de saisir les opportunités qui naîtront d’une telle situation.

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Anthony BIORET

Anthony Bioret - Conseiller en gestion de patrimoine

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