Les marchés financiers : un été calme

Les marchés financiers ont été calme cet été d’une manière générale . En effet, le mois dernier s’est révélé être le mois d’août le plus calme depuis la crise financière mondiale, contrastant nettement avec la période similaire de l’an dernier.

Man with Chart

 

Dans la torpeur d’un été chaud et ensoleillé, les investisseurs ont profité d’un marché actions calme avec quelques tendances fortes. L’Allemagne continue d’engranger les excédents (18,5 milliards dégagés au mois de juin) et la France connait un nouveau mois de légère baisse du chômage en juillet (baisse de 19 100 demandeurs d’emploi). La croissance de la zone euro ne semble pas avoir fléchi, les Etats-Unis continuent d’afficher leur robustesse et la Chine ne s’est pas effondrée. Le rebond puis la stabilisation des prix des matières premières (le pétrole notamment) est aussi de bonne augure et éloigne pour l’instant le risque d’implosion d’un pays émergent producteur de matières premières.

  • Malgré les incertitudes autour du plan de sauvetage des banques italiennes, les valeurs bancaires européennes font partie des meilleures performances sur le mois dernier (presque 13% pour l’indice DJ Stoxx Banks). Après des années de pression réglementaire et de vindicte populiste de la part des gouvernants, les contraintes imposées aux banques pourraient diminuer à moyen terme. En effet, les responsables politiques souhaitent désormais que les banques soutiennent la croissance. Elles pourraient donc être à l’abri des injonctions émises par les experts du comité de Bâle.
  • L’indice CAC40 a touché les 4 500 points, soit le haut du tunnel depuis quelques mois (4 000-4 500 points). Alors, stop ou encore ?
  • Les petites et moyennes capitalisations ont surperformé ( +10.1% / +4.74%) les grandes capitalisations boursières. Une des raisons s’explique par la qualité de leur publication de résultats.
  • Sur le front international, les pays émergents entament une vraie résurrection. La destitution de Dilma Rousseff a une nouvelle fois été salué par l’indice brésilien Bovespa. L’Amérique Latine et l’Amérique Centrale se convertissent à la globalisation et à une politique plus ouverte.
  • Aux Etats-Unis, tous les opérateurs de marché scrutent les données de l’emploi pour tenter de donner une date à la future hausse des taux décidée par la Fed.

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