Biotechnologies : le come-back ?

Cela fait maintenant une année que les valeurs biotechnologiques sont délaissées par les investisseurs. Les valorisations ont maintenant atteint des points bas.

visuel-notre-offrePourtant, les dépenses de santé sont portées par des phénomènes puissants: le vieillissement de la population et l’enrichissement des pays émergents. Le rythme de découverte reste soutenu et l’environnement réglementaire favorise l’innovation. Ne serait-il pas temps de revenir sur le secteur ?

Les investisseurs sont largement sous-pondérés et les perspectives bénéficiaires restent meilleures que celles du reste du marché.

Les raisons de cette baisse 

  • Les grandes entreprises de biotechnologie voient certains brevets arriver à échéance. Il s’ensuit une pression sur les croissances bénéficiaires. Notons toutefois que les prévisions bénéficiaires sur les trois prochaines années restent élevées, supérieures au reste du marché. Le nombre de tests cliniques clés en 2016 sera d’ailleurs le plus élevé depuis cinq ans. De plus, les produits bio-similaires faisant concurrence à ces produits seront pour beaucoup développés par ces mêmes sociétés de biotechnologie.
  • Les candidats démocrates à l’élection présidentielle américaine ont promis de faire baisser le prix des médicaments.
  • A la suite des performances exceptionnelles du secteur ces dernières années, beaucoup d’investisseurs étaient surpondérés.

La conséquence : Fait rare et généralement temporaire, les actions des biotechnologies sont devenues moins chères que le reste du marché.

Les raisons de se positionner à nouveau 

  • La promesse de faire baisser les prix des médicaments est un élément naturel d’une campagne présidentielle, mais doit être revue par le Congrès et n’aboutit généralement qu’à peu de résultats. Les nouvelles solutions biotechnologiques sont par ailleurs moins concernées car plus efficaces, elles concourent globalement à réduire les dépenses de santé. Le traitement de Gilead contre l’Hépatite C a par exemple permis par son efficacité de réduire considérablement les temps d’hospitalisation. Enfin, les domaines de l’oncologie et des maladies orphelines font déjà l’objet d’une réglementation sur les prix.
  • Les sociétés de biotechnologie comptent aujourd’hui plus de mille molécules en cours de tests cliniques, en particulier dans l’oncologie et les maladies infectieuses. De très nombreux résultats cliniques sont attendus pour la deuxième moitié de l’année, particulièrement de la part des sociétés de taille petite et moyenne.
  • Un environnement réglementaire favorable. La Food and Drug Administration (FDA), organisme chargé de l’approbation des médicaments sur le territoire américain, travaille depuis de nombreuses années à promouvoir l’innovation et réduire les délais de validation des traitements.
  • Des chiffres d’affaires prometteurs. Les dépenses de santé vont continuer de connaitre une croissance élevée : 1- La population vieillit. Le nombre de personnes de plus de 60 ans aura triplé de 2005 à 20504. Or les dépenses d’une personne âgée sont deux à trois fois supérieures à celles d’un jeune adulte. 2- Le surpoids augmente dans l’ensemble des pays du monde, augmentant le risque de diabète et de maladies cardio-vasculaires. Aujourd’hui, sur les dix populations diabétiques les plus importantes du monde, huit se situent dans les pays émergents. 3- Les efforts dédiés à la santé augmentent avec l’enrichissement des populations, notamment émergentes.

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Anthony BIORET

Anthony Bioret - Conseiller en gestion de patrimoine

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